Des livres, des images, des notes…

Un blog pour parler principalement de littérature, des livres que j’aime (sans que ça soit un blog de chroniqueur), et de ceux que j’écris. De ma peinture, de ma musique aussi, de ce que j’aime en général, et enfin de mes préoccupations à propos de l’état de notre planète, au niveau humain et environnemental (vaste sujet…).

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Rat & les animaux moches – roman graphique

Je ne suis pas chroniqueur, mais là, j’ai un coup de cœur pour un roman graphique pour les plus petits (comme les plus grands d’ailleurs) alors je voulais en faire part.

Il s’agit de  :

Rat et les animaux moches

(éditions Delcourt)

Par Sybilline (auteur), Capucine (lettrage) et Jérôme d’Aviau (illustrations).

« Dans une maison bien jolie habite Rat
Mais la propriétaire le chasse avec perte et fracas.
Rat n’est pas très content, alors il s’en va.
Il erre en ville, jusqu’à ce qu’il arrive
dans un drôle d’endroit… »
Et cet endroit c’est (ici roulement de tambour) :
« Le Village des animaux moches qui font un petit peu peur »
Voilà ce qu’annonce la 4ème de couverture.

rat1

Mon avis :
Je ne vais pas faire un résumé, ne voulant pas ôter la surprise aux lecteurs, grands ou petits.
Rat est très propre et serviable, pourquoi alors est-il chassé de partout pour finir par se retrouver au fin fond d’une sombre forêt ? Et là il se sent observé…
L’histoire est délicieuse et délicieusement racontée, par petites touches, avec de jolis mots :
« Rat est un peu content, mais assez tout seul. Là, surtout, il a faim.
– Allez, Rat, courage, quand faut y aller, faut y aller. Pfou lou lou… »
Et voilà Rat parti pour une grande aventure où il va croiser, devinez : des animaux moches, qui se sont regroupés dans un petit village au fond de la sombre forêt dont je vous parlais tout à l’heure. Mais ils sont tristes. Alors Rat…
Et les 200 pages passent à toute vitesse tant on est pris, charmés par cette histoire. Les dessins sont en noir et blanc, à la plume, fins, délicats, tout à fait en harmonie avec le texte, court à chaque page. Ils ont cette magie de montrer ces animaux moches et leurs déboires sous un jour plein d’empathie qui fait qu’on s’attache à cette drôle de ménagerie.

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Et le texte en bas de page est mis en valeur par une calligraphie fort soignée qui finit par apporter à ce livre une touche délicate.
Ce n’est donc pas une bande dessinée, mais un roman graphique. Une jolie découverte et vous comprenez que je suis tombé sous le charme.
Maintenant, je me demande à qui je vais bien pouvoir le prêter, car un petit bonheur comme ça, ça se partage.

Billet de blog : Rue Blondel {Valery Sauvage}

Merci Félicie {lit}… Aussi

Félicie {lit}... Aussi

Rue Blondel

Bom dia !

Je vous présente aujourd’hui une lecture qui ne m’a pas laissée indifférente et m’a beaucoup émue.

Une plongée dans le vieux Paris des années 50… à la rencontre de 3 personnages atypiques et aux âmes très différentes..

Avant de le commencer, j’avoue que j’ai eu un peu d’appréhension quand au contexte général de l’histoire : la noirceur du thème de la prostitution, les conditions, les bas quartiers.. Comment allais-je gérer les émotions ? La très belle mais sombre couverture, nous plonge directement dans cette rue pavée éponyme, ne manquait plus que les « trois petites marches » si célèbres dans le roman, pour basculer complètement dans cette ambiance. Mais une fois le livre ouvert, les mots ont simplement défilés sous mes yeux, et je n’ai refermé le livre qu’une fois terminé. Les destins si fragiles et bruts, ces personnages authentiques ont fait de ces petites heures une réelle immersion. Bienvenue…

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Fantômes intimes – critique de disque

Je viens de recevoir un disque très particulier, œuvre de mon ami Jodël Grasset-Saruwatari, intitulé « Fantômes Intimes ».

J’ai rencontré Jodël au département de musique ancienne du conservatoire de Toulouse, il y a quelques années. Spécialisé dans la musique médiévale, il faut le voir jouer du psaltérion à deux archets (entre autres instruments). Mais avec cet opus, ne vous attendez à entendre des échos du Moyen Âge.

Ici c’est un voyage très personnel auquel il nous invite, une méditation improbable où se mélangent les genres. Je ne vais pas lister les styles dont le musicien s’inspire, ils sont très nombreux et variés, au point qu’on pourrait craindre de s’éparpiller dans tous les coins de la planète et d’ailleurs, mais non, l’ensemble est très bien construit et parfaitement cohérent, si bien que le disque s’écoute d’un bout à l’autre sans une seconde d’ennui, avec ce qu’il faut de surprises, de clins d’oeil. Non décidément je ne pourrais pas classer cet ovni musical, ce serait réducteur de dire qu’il s’agit de musique méditative new-âge bien qu’indéniablement son écoute inspire à une introspection sereine, comme une visite à un temple Zen ,au Japon, où Jodel aime à se rendre souvent. Le musicien dit lui-même que c’est une musique de film qu’il propose, à nous de nous faire nos propres images sur la bande son qu’il a concoctée.

J’ai adoré, dès la première écoute et je vous le recommande chaudement.

(à commander directement sur le site de l’auteur).

http://jodel-grasset.fr/?js_albums=fantomes-intimes

Mal Simmes – Luth

Une pièce de luth, de Nicolas Vallet (un de mes compositeurs favoris). Un luthiste Français émigré aux Pays-Bas (pour des raisons de religion). Il a édité  au début du XVIIe siècle plusieurs livres de musique pour luth, en solo et avec chant (psaumes). Une musique belle et simple comme cet air d’inspiration Anglaise : Mal Simmes.

Luth à 10 choeurs, d’après Hans Frei, fait par György Lõrinczy.