Un nouveau blog…

Voilà, ce blog remplace mon ancien site qui était devenu un peu poussiéreux et que j’ai préféré désactiver. Ici, je vais proposer mes nouvelles vidéos, des informations sur mon travail d’écriture et de peinture. Bientôt je vous parlerai de la sortie de mon premier roman (mais il faudra être patient, car ça ne sera pas avant l’automne 2018…).
À suivre…

Publicités

Les oubliés du grenier

Un petit texte écrit dans les années 90, qui est à l’origine d’une chanson, puis d’un conte : Poverino et Colombina…

Les oubliés du grenier

Un pantin désarticulé
Dont les fils se sont détachés,
Comme un Pinocchio de légende
Se perd au fond du coffre à jouets.
Pauvre Arlequin sans Colombine,
Il est maintenant immobile
Assis au fond de sa prison.
Autour de lui d’autres s’ennuient.
Boule sans quilles, billes qui roulent,
Cubes aux lettres effacées,
Auto sans roues, hochet rongé,
Tous les vestiges d’un passé
De joie, de rires, de cris d’enfants.
Qui maintenant fera danser
La silhouette de bois peint,
Lui fera faire des claquettes
En agitant son tambourin ?
Qui tournera la manivelle
De la petite boîte à musique
Pour quelques notes aigrelettes
D’une berceuse romantique ?
Mais un jour les enfants grandissent
Et dans la poussière d’un grenier,
Oublient les jouets dont les délices
Ont fait leurs meilleures années.

Retour à Ierapetra

Il y a plus de 40 ans, j’ai fait un séjour en Grèce, Tessalonique, Delphes, Athènes. Puis j’ai pris le ferry de nuit pour arriver, au lever du soleil, en Crète. Débarquement à Héraklion, un café, puis bus jusqu’à Ierapetra, le long de la mer, puis traversant la montagne pour atteindre la côte sud. Là j’ai passé une bonne semaine, enfin jusqu’à ce que le manque de moyens m’oblige à rentrer à la maison… J’ai visité des propriétés où poussent les orangers et oliviers, regardé avec curiosité ce qu’ils appellent là bas les « usines à concombres (en fait de vastes serres). J’ai trainé sur le front de mer, bu de la Retsina et mangé des poissons frits, passé des moments avec des amis sur le vieux fort Vénitien, et sur la terrasse de l’auberge de jeunesse où l’on grattait la guitare. Le soleil de ce mois d’octobre m’a rappelé le temps qu’il faisait là bas (c’était aussi en octobre, en 1976 et l’on prenait des coups de soleil sur la plage). Alors j’ai écrit une petite musique en souvenir de ce temps lointain, enregistré une petite vidéo et posté tout ça sur Youtube, Facebook etc… Et voilà que je reçois un courriel de Petros, animateur de la radio locale d’Ierapetra, qui me demande s’il peut poster ma vidéo sur le site de sa radio… Voici le lien ci-dessous, avec une photo du bord de mer d’Ierapetra en 1974, soit tel que je l’ai connu.

Article sur Radio Lasithi de Ierapetra

ierapetra-1974

 

Recercar de Marco Dall’Aquila – Luth

Marco Dall’Aquila était un virtuose du luth dans la première moitié du XVIème siècle, en Italie. On compare sa musique à celle du très célèbre Francesco da Milano, son contemporain.

Cette courte pièce (je la joue ici deux fois) fait partie de ces miniatures, abordable techniquement, mais admirablement écrites. Arthur Ness, le musicologue Américain, grand spécialiste de ce répertoire et de ces deux compositeurs déclare trouver ce recercar le plus beau écrit pour le luth.

Un recercar (ou ricercar) est une « recherche » ou fantaisie, c’est à dire une pièce instrumentale libre, qui n’est pas basée sur un air de danse ou une pièce vocale. (Il arrive parfois que l’on trouve des ricercari sur le thème d’une chanson, comme la fantaise « De mon triste » de Francesco da Milano). Ces pièces pouvaient aussi servir à préluder avant d’accompagner une chanson.

Peinture dans le style des aborigènes

Ce samedi d’août, une visite à la Fondation Anako, près de Loudun. Une des salles présentait des peintures aborigènes, art auquel je suis très sensible.
Alors j’ai décidé d’essayer de m’y mettre, sur un thème « classique ».
Le rêve des sept sœurs :
Poursuivies par le prédateur Nyru, homme sauvage, sept sœurs fuient. Leur périple les amène à Uluru en territoire Pitjantajara, où, lasses d’être poursuivies, elles demandent aux Esprits d’être transformées en étoiles. Nyru, lui, sera transformé en étoile solitaire. (il s’agit ici d’une des versions de cette légende).
Le tableau représente donc les sept sœurs (les Pléiades)et plus loin dans le ciel, l’étoile solitaire (Orion) ainsi que la voie lactée.

Le rêve des sept sœurs (dans le style des peintures aborigènes) – Valéry Sauvage, 8 août 2017 (Acrylique sur toile, 32*46)


Site de la fondation Anako