Le bonheur est dans le pré

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.
Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite.
Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.
Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite.
Sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.
Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite.
Sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.
De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite.
De pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.
Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite.
Saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé !
(Paul Fort)

C’est mon petit quart-d’heure poético-philosophique… (oui ça me prend des fois…)

Ce joli poème de Paul Fort, qu’on apprenait à l’école, en dit plus qu’il n’y paraît. La recherche du bonheur est le propre de l’Homme (ici « homme » est pris au sens générique, bien-sûr…).

« N’est-il vrai que, nous autres hommes, désirons tous être heureux » demandait Platon.

Il parlait du bonheur au sens philosophique : un état de satisfaction complète, stable et durable. Or on cherche ce bonheur, qu’on a vécu parfois, dans le monde, dans notre rapport aux gens, dans la possession de biens, et si l’on en ressent parfois des bribes, ça reste éphémère et ne fait qu’ajouter à notre insatisfaction. Et si, au lieu de chercher « dans le pré », c’est à dire au dehors, dans le vaste monde, on cherchait, à l’inverse, en nous ? Voilà une piste à creuser…

Bonne journée ! (je vais dans le pré faire quelques photos…)

champ fleuri 060519
Prairie fleurie
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Un ukulélé centenaire !

Voici un ukulélé qui a été fabriqué en 1919. Les archives de la société Martin indiquent une production qui démarre en mai de cette année là.

M19 face
Martin 1k 1919

Quelques points de repères

Martin, fabricant de guitares réputé, débute la production d’ukulélés en 1907, mais celle-ci reste anecdotique jusqu’en 1916, où elle démarre réellement et connaît une forte croissance et un grand succès jusque dans les années 1960.

Les premiers ukulélés sont faits de bois d’acajou, mais un distributeur californien demande à Martin des instruments en bois de koa (acacia hawaiien). Un premier instrument est fabriqué en 1917, puis la production en série démarrera en mai 1919, avec 150 instruments construits cette année-là.

 

 

 

L’instrument présenté ici fait partie de ces 150 premiers ukulélés soprano en koa de la firme Martin.

Les caractéristiques

Tout d’abord le bois de koa utilisé, assez peu ondé (contrairement à ce qu’on verra plus tard, Martin demandant à ses fournisseurs des bois ondés, plus rares, pour ses gammes supérieures).

côté Martin 19
Vue de côté : les éclisses

Les spécifications de ce modèle sont les suivantes, outre le bois :

Il y a un filet de palissandre qui entoure la table (les années suivantes un filet identique sera ajouté aussi au dos).

La touche est très fine, en palissandre de Rio. Les points de repères sont de petit diamètre, et placés aux cases 5, 7 et 9. (dès l’année suivante, le dernier repère sera déplacé sur la case 10).

Les sillets de chevalet et de tête sont en érable (dès l’année suivante, ils seront en ébène).

 

 

 

 

Ces éléments permettent de dater précisément la fabrication de l’instrument en 1919 car ces caractéristiques ne se trouvent réunies que sur la toute première série de sopranos 1K.

Pour les mécaniques, les instruments de cette série sont habituellement équipés de chevilles de bois, sauf une série spéciale, livrée au distributeur « Southern Cal » et ces instruments portent une marque au fer différente, spécifique au distributeur. Or l’instrument que je possède porte bien la marque au fer Martin, mais est équipé des mêmes mécaniques de marque Champion (que Martin installera également pour des ukulélés livrés à Oliver Ditson). Peut-être s’agit-il d’une commande spéciale d’un client qui voulait ces mécaniques ?

 

 

 

Toutes ces informations sont issues de la « bible » des ukulélés Martin : The Martin Ukulele, de Tom Walsh et John King, édité par Hal Leonard.

Et enfin, voici de la musique jouée sur cet instrument :

 

Rue Blondel

Il y a un an, début mai, paraissait « Rue Blondel », mon premier roman, aux Ateliers Henry Dougier.

Pour la petite histoire, j’écoutais l’émission « À voix nue » sur France Culture (en décembre 2016) et cette semaine-là l’invité était Henry Dougier, éditeur, fondateur de la revue Autrement, puis des éditions du même nom. Il parlait de sa vision du métier d’éditeur et ce qui m’avait marqué, c’est quand il avait dit :
– Je suis dans l’offre plutôt que dans la demande.
Puis il évoquait son envie de relancer une collection Littérature, aux Ateliers, avec des romans courts, tournant autour d’un lieu, d’une personne. L’histoire que je venais de terminer, « Rue Blondel » pouvait correspondre à cette description, mais la collection n’était alors qu’un projet. Je gardais donc l’idée dans ma poche avec mon mouchoir par-dessus.

En février, le mercredi 22 pour être précis, je lisais sur internet que la nouvelle collection Littérature venait de s’ouvrir aux Ateliers Henry Dougier, avec un opus de Gaëlle Josse, « Un été à quatre mains ». Je regardais sur le site de l’éditeur et lui adressais immédiatement mon projet par courriel. Je ne m’attendais pas à une réponse rapide, la plupart des maisons d’éditions mettent plusieurs mois à examiner les soumissions de manuscrits et les réponses, souvent négatives, n’arrivent que trois à six mois après l’envoi, quand il y a une réponse…
Imaginez ma surprise quand le vendredi 24, deux jours après mon envoi, j’eus un appel téléphonique d’Henry Dougier lui-même. Bon, je passe sur la discussion que nous avons eu sur mon texte, les quinze jours passés à attendre ensuite, puis ma visite à Paris, pour rencontrer Henry et son équipe. Ensuite ce fut le travail de peaufinage, de correction du texte, le choix de la couverture, l’attente, puis enfin, le 3 mai 2018, la sortie tant attendue de mon premier roman.

Voilà, une année s’est écoulée. Le livre vit sa vie, les chroniques n’ont pas été mauvaises et le roman a même été sélectionné pour un prix littéraire (qu’un autre ouvrage a remporté, mais dans ces jeux-là, il n’y a qu’un gagnant, le fait d’avoir été sélectionné est déjà pour moi une belle récompense).
Ceci pour dire que si vous ne l’avez pas encore lu, il est encore temps…

Depuis un autre livre est paru, un roman pour la jeunesse, « Le gardien du rêve » aux Éditions Nouvelle Bibliothèque.
Passé un peu inaperçu, car sorti tard, au moment des fêtes, quand les achats sont déjà effectués et que les gens ont l’esprit ailleurs, j’espère qu’il trouvera quand même son public, car c’est une jolie histoire à laquelle je tiens beaucoup.

D’autres textes sont en attente, tant pour la jeunesse qu’en littérature générale, mais trouver un éditeur n’est pas chose facile, surtout que, comme le disait si bien Henry Dougier, je suis moi aussi dans l’offre et non pas dans la demande. Il faut donc que je trouve un éditeur qui soit lui aussi dans cette démarche et accepte de prendre le risque de sortir des ouvrages originaux, qui sortent un peu des sentiers battus. Un avis est donc lancé (mais des pistes sont en cours…).

Bonne lecture !

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Voici mon roman, bien entouré au sein de cette très belle collection Littérature des Ateliers Henry Dougier (collection qui s’est depuis enrichie de nouveaux ouvrages).

Mésanges en vol

Une petite sélection des mésanges en vol lors du nourrissage :

Petit écureuil

Hier soir, juste avant l’orage, je profitais des derniers rayons d’un soleil rare pour faire le tour du jardin. Des oiseaux dans le chêne (une bande de pinsons à ce qu’il m’a semblé) et puis voilà, il est passé, a posé un instant devant l’objectif et puis est reparti.

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Un écureuil dans le chêne, de l’autre côté de la route, photo prise de mon jardin (environ 4m).
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Coucou petit ami !